Election du PDG : rencontre avec Laurence Franceschini

L'Association de défense de l'indépendance de l'AFP vous transmet le communiqué suivant de David Sharp, candidat au poste de PDG de l'AFP :

« Ce matin j'ai rencontré à sa demande Laurence Franceschini, directrice du développement des medias au Ministère de la Culture, représentante de l'Etat au Conseil d'administration de l'AFP et à ce titre membre du comité de pré-sélection pour le choix d'un nouveau PDG.

« Mme Franceschini m'a affirmé que le comité (présidé par David Guiraud, vice-président du CA) l'avait chargée de recevoir certains candidats qui n'avaient pas été auditionnés, afin d'entendre nos propositions.

« En réponse à ma question, elle a indiqué que cela ne voulait pas dire que je ne serais pas auditionné du tout par le comité, une fois qu'elle aurait rendu compte de notre entretien. Il pourrait très bien y avoir d'autres auditions, m'a-t-elle dit.

« (Il semble néanmoins que l'objectif du comité soit de faire en sorte que l'AFP ait un nouveau PDG d'ici la fin de la semaine prochaine).

« J'ai expliqué d'entrée de jeu que j'avais l'intention de rendre compte de notre discussion, parce qu'il y avait parmi le personnel un sentiment très largement partagé d'être tenu à l'écart du processus de nomination.

« Mme Franceschini m'a demandé d'exposer les motifs de ma candidature, ce que j'ai fait.

« (Cf le document succinct qui se trouve à l'adresse http://www.sharp-words.com/?item=pdg_afp. A noter que j'ai fourni au comité de pré-sélection et également au comité Pigeat des documents beaucoup plus fournis, qui seront rendu publics par la suite).

« Mme Franceschini n'a pas semblé hostile à l'ensemble de mes propositions et observations. Elle a pris des notes et posé plusieurs questions, notamment sur mes propositions concernant le maintien du statut, la composition du Conseil d'administration et les véritables besoins de financement de l'agence.

« A la fin de notre entretien, qui a duré une heure, elle m'a demandé si j'avais d'autres observations à faire.

« Je lui ai dit que je souhaitais qu'elle transmette au comité de pré-sélection, et au Conseil d'administration, le sentiment largement partagé parmi le personnel que le processus d'élection du nouveau PDG semble être réglé entièrement "ailleurs", sans le moindre égard pour les gens qui font l'AFP au jour le jour.

« J'ai ajouté que je savais que malheureusement cela se passait souvent de cette manière dans les entreprises entièrement privées, mais que l'AFP n'était pas une entreprise comme les autres et qu'elle ne pouvait fonctionner correctement que s'il y avait une forte adhésion du personnel au projet commun. De ce fait, le sentiment que notre sort est décidé par des gens que la plupart des salariés n'ont jamais vus, et qui pour beaucoup d'entre eux ne connaissent pas de l'intérieur le fonctionnement de notre agence, est choquant.

« Mme Franceschini m'a assuré qu'elle allait faire passer ce message.

« En la quittant, je lui ai remis une liste de l'ensemble des signataires "notables" de la pétition SOS-AFP (dont 166 parlementaires français en date du mardi 24 mars), en mettant l'accent sur la diversité des signataires dans leur ensemble. »

Association de défense de l'indépendance de l'AFP, le mercredi 7 avril 2010